Les salariés mellois de TDF en grève depuis une semaine

Publié le par sauvonstdf

Dans la nouvelle république

Le groupe TDF veut supprimer 550 postes en France. Le site de Saint-Martin-lès-Melle sera sans doute touché. Il est paralysé par la grève depuis huit jours.

 

Le mouvement de grève national chez TDF est très suivi à Saint-Martin-lès-Melle, où la société compte un site de maintenance pour ses installations de la région. Ces antennes, dont la principale est à Maisonnay, diffusent les programmes de télévision et de radio. Hier, treize des seize salariés ont reconduit la grève, débutée sept jours plus tôt.
A Paris, les délégués syndicaux estiment en effet que les négociations menées avec la direction sont au point mort. Les organisations syndicales demandent le gel ou le retrait du plan présenté en juin dernier par TDF, qui prévoit la suppression de 550 postes d'ici 2010. La direction affirme qu'il s'agira seulement de départs volontaires indemnisés.
Chez les techniciens mellois, on n'y croit pas : « Nous estimons que cela représentera 600 personnes au total, et qu'il n'y aura pas autant de volontaires au départ, estime l'un d'eux. Certains seront poussés dehors ».
 
“ Trois à cinq postes peuvent êre supprimés ”
 
L'impact du plan à Saint-Martin-lès-Melle n'est pas encore connu : « Cela fait l'objet de négociations », nous a répondu la direction. « Nous pensons que trois à cinq postes peuvent être supprimés, estime un technicien deux-sévrien, et que le rayon d'action des autres sera étendu dans le sud-ouest de la France. »
Les grévistes contestent surtout les raisons invoquées par la direction pour supprimer les postes. Selon TDF, les appareils de diffusion numériques requièrent moins de main-d'œuvre que les anciennes installations analogiques, vouées à disparaître rapidement. « Peut-être, mais ils auraient dû y pallier en développant d'autres activités, estime un salarié : cette réduction de la masse salariale est d'abord destinée à favoriser l'actionnariat. »
En 2006, la société TDF est passée sous le contrôle de Texas Pacific Group. Selon la CGT de TDF, ce groupe financier américain cherche aujourd'hui à récupérer les sommes empruntées à l'époque pour l'opération. « L'État participe aussi à ce plan de licenciement, puisque la Caisse des dépôts et consignations détient 24 % du capital », poursuit un porte-parole des salariés mellois. « Cette entreprise a été construite grâce à nos impôts (1), elle a été cédée au privé, et malgré les bénéfices qu'elle réalise, non imposés en France, on envoie maintenant ses salariés au chômage », se désole un de ses collègues.
La qualité de réception des émissions de télé et de radio pourrait se dégrader progressivement pour les Picto-charentais, si la grève des techniciens devait se prolonger.

(1) La SAS TDF est l'héritière de Télédiffusion de France. Cette société issue de l'ORTF a été privatisée par étapes depuis 1975.

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Publié dans presse-Radio-TV

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